| | Akhenaton, le révolutionnaire | |
| Aller à la page : 1, 2 | | Auteur | Message |
|---|
Salam Animateur


Age : 24 Inscrit le : 31 Déc 2007 Messages : 1347 Localisation : Quebec, quebec
| Sujet: Re: Akhenaton, le révolutionnaire Lun 12 Mai 2008 - 13:07 | |
| c'est étrange, car a date, de tout ce que j'apprend de l'égypte, akhnaton est le seul qui m'a vraiment attiré. les autres, c'est guerre apres guerre, domination apres domination.. j'avoue que je m'attendais pas a ça de l'égypte. passer une vie a se faire batir une tombe.. pas des esclaves.. j'avoue aussi en connaitre tres peu mais j'ai bien l'intention d'en apprendre d'avantage afin de ne pas me faire une idée pré-conçu sur un seul livre. quand j'aurai du temps, et que je me sentirai meiux, je prendrai le temps de lire les post sur l'égypte et d'autres bouquins, mais pour le moment, j'ai fait une pause lecture.. je lis pas quand je me sent pas bien, je préfere dormir aussitot que possible le soir que de lire et ya que le soir ou jai le temps de lire alors j'imagine que d'ici au déménagement, j'aurai pas eu l'occasion de finir mon bouquin. alors on s'en reparle  bisous _________________

 |
|  | | bes

Age : 33 Inscrit le : 24 Nov 2007 Messages : 289 Localisation : bretagne
| Sujet: Re: Akhenaton, le révolutionnaire Lun 12 Mai 2008 - 20:47 | |
| Pour ce qui est des esclaves, il faut oublier ce que l'on en connaît. Être esclave en Égypte antique n'est pas vraiment la même chose, qu'être esclave ailleurs...
Les esclaves égyptiens restaient des hommes libres, si l’on prend l’esclavage dans le sens que nous connaissons… Un maître pouvait louer ou vendre son esclave, mais l’esclave restait assez libre de ses mouvements.
Bernadette Menu explique en 2000, je cite :
« La question de l'esclavage dans l'Égypte pharaonique doit être entièrement revue à la lumière de sources élargies : d'une part, l'analyse du discours et de l'iconographie royaux officiels nous permet de mieux appréhender le sort des captifs de guerre ; d'autre part, la réinsertion, dans leur contexte d'archives, de documents juridiques présentés jusqu'à maintenant comme des ventes d'esclaves ou des ventes de soi-même comme esclave, nous autorise à interpréter ces conventions comme des transactions sur le travail salarié. Il résulte de cet examen que les dépendants (Hemou, Bakou) sont des hommes libres, intégrés dans les rouages politico-économiques de l'État, jouissant d'une mobilité à la fois géographique et statutaire, et disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs que l'ensemble de la population. »
Réf livre de Champollion:
Un dessin relevé par Champollion dans la tombe du vizir Rekhmirê (env. -1450 / -1400) montre un groupe d'ouvriers sémites fabriquant de concert avec les ouvriers égyptiens des briques et construisant un mur. Ce dessin est interprété comme démontrant l'égalité de statut entre les deux groupes et l'absence d'esclavage en Égypte antique.
Christiane Desroches Noblecourt, souligne elle aussi ce point depuis l'exposition Toutankhamon à Paris en 1967.
Les grands travaux étaient faits par des hommes libres.
Les ouvriers de Deir el-Médineh (occupé de -1600 à -1100 env.), bâtisseurs de la vallée des rois n'étaient pas des esclaves, mais des petits fonctionnaires choyés par le pharaon et bénéficiant d'un logement individuel, employés et entretenus par le pharaon. Un texte de Ramsès II (-1305 / -1213 env.), adressé aux ouvriers de la région d'Héliopolis décrit leur situation et les avantages dont ils bénéficiaient et, ne laisse aucun doute sur la façon dont ces ouvriers étaient choyés. La découverte de baraquements et d'un cimetière civil à proximité des pyramides de Khéphren et Mykérinos conforte l'idée selon laquelle les ouvriers bâtisseurs étaient majoritairement des Hommes, certes soumis à une corvée annuelle (durant la crue du Nil), mais libres et respectés. Les ouvriers de Deir el-Médineh ou d'Héliopolis sont une élite, ils sont représentatifs des bâtisseurs des grands travaux (les ouvriers du pharaon), mais ils ne sont pas représentatifs de la grande masse des paysans qui constituent l'Égyptien moyen.
La grève des ouvriers de Deir el-Médineh en l'an 29 de Ramsès III, relatée dans les documents, est restée célèbre. Les 20 000 ouvriers bâtisseurs de la pyramide de Khéphren, détenteurs d'une technicité très avancée, n'avaient rien d'esclaves et étaient bien traités.
En Egypte, il y avait deux types "d'esclaves" :
- les Sékher-ankh (les blessés vivants) : captifs de guerre qui étaient intégrés à la société égyptienne, et qui pouvaient même faire une carrière en politique ensuite....
- les Bakhous (serviteurs) : un peu comme les serfs au moyen âge né Occident, ils pouvaient travailler dans un domaine et jouir du fruit de leur travail....
Le cas des prisonniers de guerre et des nubiens est encore autre chose. Les captifs de guerre, quand ils ne sont pas recrutés comme hommes dépendants mais libres dans les temples, l'armée ou l'administration, sont placés comme domestiques chez des particuliers. Ils peuvent être utilisés dans les grands travaux (qui nécessitent une haute technicité).
Le vrai esclavage apparait seulement avec les Ptolémée. L’esclavage au sens gréco-romain du terme n'existait pas en Egypte ancienne.
Bès, _________________

"Ne dissocie pas ton cœur de ta langue. Ainsi, toutes tes entreprises réussiront" Aménémopé |
|  | | bes

Age : 33 Inscrit le : 24 Nov 2007 Messages : 289 Localisation : bretagne
| Sujet: Re: Akhenaton, le révolutionnaire Lun 12 Mai 2008 - 21:15 | |
| Peut être y avait il des abus, car quelle nation peut se venter de n'avoir pas connu d'abus?
C'est vrai qu'il y avait beaucoup de guerre! Mais à chaque changement de pharaon, l'Égypte était mis en danger par les pays voisins.
Akhénaton n'a pas connu de guerre pendant son règne, c'est vrai...
Mais plusieurs pays comme le pays de Canaan et les Hittites envahissent peu a peu l’Égypte, le roi de Qadesh (d’où la futur bataille de Qadesh sous Ramsès II) conquiert la Syrie du Nord, tandis que d’autres encore s’attaquent eux aussi au Mitanni, allié de l’Égypte. L’égypte perd encore par la suite bien d’autres domaines.
Akhenaton ne vient pas en aide à ses vassaux malgré leurs appels pressants, si bien que son inertie cause la perte de plusieurs villes, et place forte.
Pendant ce temps, des bandes de nomades pillards, s’emparent de 2 villes Megiddo et de Jérusalem.
La correspondance diplomatique retrouvée entre les différents grands états d'Orient souligne encore davantage la négligence, ou la maladresse du pharaon ce qui l’affaiblit de l'Égypte.
L'or est alors un élément de première importance dans la politique internationale, et l'Égypte donne et reçoit.
Akhenaton lui est beaucoup moins généreux que son père Amenophis III: les envois d'or s'amaigrissent. Les rois d'Assyrie, de Babylone et du Mitanni s'en plaignent dans les lettres qu'ils adressent à leur « frère » d'Égypte, sur des tons de moins en moins amicaux.
À la fin du règne, il ne subsiste presque rien de l’empire asiatique des premiers Thoutmosides
Il aurait peut être du défendre ceux qui le souhaitait... Mais l'Égypte est a cette époque un pays prospère qui soulève beaucoup d'envies...
Je vois que j'ai la langue bien pendue! Mais il y a tellement a dire...
Bisous,
Bès, _________________

"Ne dissocie pas ton cœur de ta langue. Ainsi, toutes tes entreprises réussiront" Aménémopé |
|  | | | Akhenaton, le révolutionnaire | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |